Nous avons été très occupés ! En avril et en mai, l’ITT a organisé cinq ateliers dans quatre pays, et des instituts de recherche en politiques publiques ont participé à notre nouveau Projet d’action-apprentissage sur la sexospécificité. Les organismes participants comprenaient les suivants : le BRAC Institute of Governance and Development (Bangladesh), la Fundación Salvadoreña para El Desarrollo Económico y Social (El Salvador), l’Asociación de Investigación y Estudios Sociales (Guatemala), l’Institute of Statistical, Social and Economic Research (Ghana), et le Centre for Population and Environmental Development (Nigeria).

Nous avons rencontré ces organismes au moyen de séances en personne pour qu’ils nous parlent de leurs propres expériences ainsi que de leurs travaux sur les sexospécificités. Parmi les questions courantes, on retrouvait les suivantes : Avons-nous besoin d’une politique en matière d’égalité entre les sexes ? En faisons-nous assez pour promouvoir les dirigeantes ? Pouvons-nous trouver de nouvelles façons de développer les capacités de notre personnel en matière de sexospécificités ? L’organisme Gender at Work a animé ces ateliers et supervise également la conception générale du projet. Ce projet comporte un deuxième volet : pour faire un petit pas en vue de passer des discours aux gestes concrets, nous avons aussi établi un processus semblable d’apprentissage par l’action à l’intention du personnel de l’ITT, afin que nous puissions développer nos propres capacités pour appuyer ces organismes.

Nous sommes rendus à la neuvième année d’un programme s’échelonnant sur dix ans. Par conséquent, on peut se poser la question évidente suivante : pourquoi maintenant ? La réponse courte est que les instituts de recherche en politiques publiques nous disent que ce sujet est important pour eux. On a constaté, dans le cadre de l’ITT, que la sexospécificité devenait un thème important, autant dans les travaux de recherche que les organismes réalisent que dans les pratiques et politiques organisationnelles qu’ils adoptent. Presque la totalité des 43 organismes avec lesquels nous travaillons examinent les sexospécificités à l’échelle organisationnelle ou dans le cadre de recherches, et bon nombre d’entre eux sont des chefs de file dans le domaine. Les instituts de recherche en politiques publiques adoptent toutes sortes d’approches novatrices en vue d’examiner les sexospécificités au sein de leur organisation et dans leurs recherches (pour obtenir des exemples, consultez notre récente série de blogues. Ainsi, pour appuyer leurs efforts, nous avons décidé de rassembler un petit groupe d’organisations afin qu’elles travaillent sur cet aspect.

Nous avons décidé d’adopter une approche d’action-apprentissage, qui est une modalité que l’ITT utilise pour bon nombre de ses travaux en matière de renforcement des capacités, tels que le projet actuel sur les modèles d’affaires en Afrique. Un processus d’apprentissage par l’action vise à réaliser un changement ou une transformation sous une forme ou une autre. Chaque organisme élaborera un plan pour réaliser le changement qu’il vise; intégrer des moments de réflexion au processus; et documenter les résultats des réflexions ainsi que le processus de changement en soi.

Nous avons hâte de suivre leur périple au cours des dix prochains mois.